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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:01
Alors que Steve Jobs menait l’aventure NeXT, l’administration Bush, président des Etats-Unis de 89 à 93, a envisagé de lui donner des fonctions au sein du Département du Commerce. En 1991, le FBI a alors mené une enquête de routine visant à mieux connaître le cofondateur d’Apple et a ainsi interviewé une petite trentaine de personnes : proches, collaborateurs présents ou passés, ennemis plus ou moins déclarés, etc. Le résultat tient dans un rapport de 191 pages, beaucoup moins bien écrit que la biographie de Walter Isaacson, il faut l’avouer.

Pas communiste

Comme il se doit, le FBI s’est attardé sur les années de jeunesse pendant lesquelles Steve Jobs déclarait avoir essayé diverses substances illicites, dont le LSD. On y apprend que Steve Jobs n’avait pas consommé de drogues dans les cinq ans précédents cette enquête. Sans surprise, on constate également que le fondateur de NeXT n’était pas un agent communiste ou membre du parti communiste.

Un portrait en clair obscur

Enfin, il est amusant de noter que certaines des personnes interrogées dressent un portrait assez peu flatteur de Steve Jobs, lui imputant une « éthique discutable » et l’accusant d’être « un individu trompeur qui n’est pas complètement franc et honnête », qui n’hésite pas à « déformer la réalité pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés ». Une référence aux fameux champs de distorsion de la réalité ? D’autres le décrivent comme un homme doté « d’une volonté d’airain, têtu, travaillant dur et passionné, ce qui explique son succès » et de continuer, Steve Jobs « est un homme intègre tant qu’il arrive à ses fins. »
Mais ces longues pages de commentaires et de petites phrases ont parfois un goût de délation trop prononcé, qui met mal à l’aise. D’autant que quelques pages plus loin d’autres témoins disent l’exact opposé. Steve Jobs n’aurait-il été finalement qu’un humain, avec tout ce que cela laisse entendre ? Incroyable !

Pas de destin politique

Malgré ces petits points noirs, Steve Jobs avait été vivement recommandé à un haut poste administratif. Mais il avait finalement préféré décliner l’offre pour se concentrer sur les aventures Pixar, qui devait à terme le faire devenir le plus gros actionnaire de Disney, et NeXT, qui devait lui ouvrir le chemin du retour chez Apple.

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Published by LES NOUVELLE TECHNOLOGIES EN UN CLEIN D'OEIL
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